Le pétrole soutenu par l’espoir de reprise économique
Les prix du pétrole progressent, stimulés par les signes d’accords commerciaux entre les États-Unis, le Japon et l’Union européenne. Cette dynamique pourrait soutenir la croissance et, par conséquent, la demande de pétrole à moyen terme. Le brut WTI pour septembre progresse de +1,12 %, tandis que l’essence baisse légèrement.
Bourse haussière et perspectives énergétiques favorables
La hausse du S&P 500, qui atteint un nouveau sommet, témoigne d’un regain d’optimisme économique. Cela renforce les attentes d’une demande plus forte en pétrole, alimentée par une activité industrielle et une consommation d’énergie en hausse.
Chiffres économiques américains : contrastes et implications
Les données économiques publiées ce jeudi sont mitigées pour le marché du pétrole. Les inscriptions au chômage sont tombées à leur plus bas niveau en trois mois, indiquant un marché du travail robuste. Cependant, le PMI manufacturier a reculé à 49,5, un plus bas depuis sept mois. Cette faiblesse pourrait modérer la demande de pétrole si elle persiste.
Le spread de raffinage en repli pèse sur le brut
Le crack spread du brut, indicateur des marges de raffinage, est tombé à son plus bas niveau en deux semaines et demie. Cela décourage les raffineries à acheter du pétrole pour le transformer en produits finis comme l’essence et les distillats.
Reprise attendue des exportations kurdes
Les anticipations d’une reprise des exportations de pétrole depuis la région kurde de l’Irak via l’oléoduc vers la Turquie exercent une pression baissière sur les prix. Une reprise de 230 000 barils par jour est envisagée. L’Irak, deuxième producteur de l’OPEP, pourrait ainsi renforcer l’offre mondiale de pétrole.
Sanctions contre la Russie : un facteur de soutien
Le pétrole bénéficie également du soutien des nouvelles sanctions européennes contre la Russie. L’UE a ciblé 20 banques russes, plus de 400 navires, et plusieurs installations de raffinage à l’étranger. Ces mesures perturbent la logistique du pétrole russe et créent une tension sur l’offre mondiale.
Une dynamique encore fragile à surveiller
Malgré les soutiens actuels, la vigueur du dollar et les doutes sur la croissance mondiale limitent la progression du pétrole. Le marché reste donc volatil, attentif aux négociations commerciales, aux sanctions et à la dynamique de l’offre en provenance de l’OPEP et de ses partenaires.



